Épreuve rhétorique

Description de l’épreuve 

Au même rythme que notre société, notre façon de s’exprimer sur la place publique ne cesse d’évoluer. Savoir bien communiquer, bien s’exprimer et bien défendre une idée fait écho à plusieurs compétences, notamment la connaissance et la compréhension de contextes auxquels nous ne sommes pas toujours confronté.e.s, nous, universitaires. C’est pourquoi, cette année comme toutes les autres, mais encore plus cette fois, il sera primordial que l’équipe d’Art oratoire prenne parole en incluant la voix de celles et ceux qui n’ont pas la chance de le faire, sans toutefois leur voler leur place. Plus clairement, nous voulons des discours inclusifs, qui prennent en compte la réalité des autres et des débats plus empathiques que jamais.

Si autrefois, les concours de débat étaient remportés par ceux qui parlaient le plus fort, aujourd’hui, être une bonne oratrice ou un bon orateur relève d’autre chose complètement. Une bonne oratrice et un bon orateur est selon nous quelqu’un qui maîtrise assez bien son sujet pour parler avec conviction en prenant en compte le public auquel il s’adresse lorsque vient le temps d’aligner ses mots. Le mot à l’honneur cette année: l’empathie. Bien qu’aucun point ne soit précisément accordé dans les grilles d’évaluation de l’épreuve, nous nous ferons un devoir de « briefer » les universités et les juges invité.e.s, de sorte que tout le monde soit sur la même page.

Déroulement de l’épreuve
Cette année, l’épreuve d’Art oratoire comporte trois étapes soit l’allocution, le pitch kamikaze et le débat ludique. L’ordre de présentation des différents volets se fera comme dans la phrase précédente, mais le résultat final sera quant à lui cumulatif. Chacune des disciplines sera évaluée séparément et le résultat final de l’épreuve sera quant à lui ramené sur 100 points en suivant la pondération suivante: 35 points pour l’allocution, 30 points pour le pitch kamikaze et 35 points pour le débat ludique. Toutes les universités participeront à la première et à la deuxième round à la suite de quoi il y aura élimination, pour ne laisser que six universités en finale. L’élimination des trois universités se fera sur la base cumulative des points obtenus lors des première et deuxième étapes.

  • Allocution, lutte sociale en temps de crise

Cette première étape de l’épreuve peut être faite seule ou à deux. C’est-à-dire: l’équipe peut décider de rédiger à deux délégué.e.s ou un.e seul.e, même chose du côté de l’allocution. C’est un choix stratégique qui revient à chaque université et qui, sans avoir de point alloué dans la grille d’évaluation comme telle, peut grandement influencer la perception des juges invité.e.s.

L’équipe dispose de deux heures pour rédiger un discours portant sur une lutte sociale en période de crise qui devra être prononcé pendant trois minutes et 30 secondes. Si l’équipe décide d’écrire le discours à deux personnes, les deux délégué.e.s devront être dans deux salles différentes, mais pourront communiquer par le moyen de communication de leur choix. Après les deux heures de rédaction, l’équipe devra être prête à aller prononcer l’allocution. À noter que l’équipe pourrait décider de prononcer l’allocution à une seule personne même si les deux personnes l’ont rédigée.

Si une seule personne de l’équipe rédigeait le discours, celle-ci aurait alors 15 minutes de plus à la fin de sa période de rédaction pour annoter le texte avec son coéquipier ou sa coéquipière. L’équipe pourrait décider de prononcer le discours à deux même si une seule personne l’a rédigé. De plus, la tonalité (ludique, calme, intime…) et la position du corps (devant lutrin, assis au bout de la scène, assis à droite de la scène, dos au public….) sont des considérations qui seront libres à chaque université et qui pourront influencer la note octroyée par les juges.

Le but ici est d’évaluer la capacité à rédiger et prononcer un discours et non pas à prendre le rôle de quelqu’un d’autre. Pour cette raison, nous ne demanderons pas aux universités d’écrire un discours pour une personne précise, mais bien pour la personne (ou les personnes!) qui le prononce elle-même.

  • Pitch kamikaze avec un sujet indéfendable

Cette seconde étape de l’épreuve est inspirée de ce que l’Université Laval avait proposé en 2018 avec ce qu’elle avait alors appelé pitch de vente. Le principe est simple : un.e délégué.e monte sur scène et se fait remettre une position indéfendable sur un sujet précis alors qu’il ou elle fait face au public. Cette personne a alors une minute de préparation, sur la scène, pour livrer un pitch de une minute où elle devra défendre un sujet commençant toujours par « pourquoi devrait-on ».

  • Débat ludique de façon sérieuse

La troisième, dernière et tant attendue étape de l’épreuve d’Art oratoire, est le débat portant sur une question ludique, mais débattue de manière sérieuse. Cette année, le débat ludique opposera deux éléments de la culture populaire québécoise. Seules six universités, avec 2 délégué.e.s par université, pourront y participer. Les équipes auront 10 minutes de temps de préparation en équipe une fois le sujet reçu. Chaque université disposera d’une minute pour faire une introduction, à la suite de laquelle il y aura 2 tours de parole pour des argumentaires de 45 secondes, pour finalement laisser place à une conclusion de une minute. Un.e maître de cérémonie s’assurera que le temps soit respecté en chronométrant chaque tour de parole. 

Contraintes supplémentaires:

Le ou la délégué.e 1 devra prononcer l’introduction alors que le ou la délégué.e 2 devra faire la conclusion. Les délégué.e.s d’une même université ne peuvent parler entre eux pendant le débat, si ce n’est que par écrit, question de ne pas nuire au déroulement de celle-ci.

DEUX DÉLÉGUÉ.E.S RECHERCHÉ.E.S

FORMULAIRE – ART ORATOIRE